La notion de Responsabilité Sociale des Entreprises est liée à l’application aux entreprises du concept de développement durable qui repose sur trois piliers (économique, social et environnemental).
La RSE (CSR, Corporate Social Responsability selon le vocable international) signifie qu’une entreprise doit non seulement se soucier de sa rentabilité et de sa croissance, mais aussi de ses impacts environnementaux et sociaux. Elle doit aussi être plus attentive aux préoccupations de ses parties prenantes ("stakeholders") : salariés, actionnaires, clients, fournisseurs et société civile dont les ONG sont les porte-paroles. La responsabilité sociale et environnementale ou sociétale de l’entreprise s’étend à l’ensemble de ses activités. Pour chaque grand domaine il existe une grille de critères qu’on peut rassembler en 6 grandes familles :
Le poids des entreprises dans la production de richesse (on compte 29 multinationales parmi les 100 premières entités économiques mondiales) conduit l’ensemble des corps sociaux à leur demander des comptes sur les impacts économiques, sociaux et environnementaux de leurs activités. Cela peut passer par de nouvelles lois et réglementations nationales et supranationales mais aussi par des pressions de la société civile (consommateurs, ONG) ou de certains actionnaires qui exigent, au minimum, plus de transparence des entreprises.
Les campagnes menées par de grandes ONG pour, par exemple, inciter une multinationale à se retirer d’un pays ou mobiliser les consommateurs pour protester contre les conditions de travail chez un de ses sous-traitants ainsi que la montée de nouvelles attentes dans l’opinion publique pèsent sur les grandes entreprises. C’est ce qu’on appelle un risque de réputation. Si leur image se dégrade brusquement, elles en subissent des contrecoups commerciaux et financiers. L’évolution de la jurisprudence, les procès intentés en responsabilité (tabac, marées noires...) peuvent coûter cher et c’est pour cela que certains actionnaires font pression pour éviter qu’ils surviennent.
Au sein de l’Union Européenne, 99,8% des 20 millions d’entreprises recensées emploient moins de 250 personnes et 93% sont des micro-entreprises (moins de 10 personnes). Le développement et la crédibilité de la Responsabilité Sociale des Entreprises dépend donc, en bonne partie, de sa prise en compte par les PME.
Mais les PME rencontrent de nombreux obstacles : quelles motivations ? quels moyens ? quels outils ?
Car si, en apparence, selon une vaste étude européenne, 50% des PME interrogées indiquent mener d’ores et déjà des activités responsables sociales et environnementales, il s’agit le plus souvent d’initiatives de type mécénat local, et non d’une démarche structurée et complète en direction de toutes leurs parties prenantes externes qui nécessitent un véritable investissement.
Dans les PME, la RSE est encore rarement un axe stratégique, à l’exception de quelques pionnières. Toutefois, les initiatives se multiplient pour favoriser ce type de démarches dans les PME, voire même dans les TPE. Divers acteurs (pouvoirs publics, réseaux d’entreprises, ONG...) ont, depuis quelques années, ouvert la réflexion et produit les premiers outils spécifiquement dédiés à la RSE dans les PME : création d’outils de diagnostic ou de management, initiatives de réseaux, études....
Enregistré le 13 février 2006